3 260 prisonniers sont détenus dans le "couloir de la mort" aux Etats-Unis. Le Texas est l'Etat parmi les 38 qui infligent le châtiment suprême qui exécute le plus. Depuis que la peine capitale y a été rétablie, en 1982, 405 condamnés y ont été exécutés par injection.

Le protocole établi se déroule en deux phases :

  • Une première substance est censée endormir le condamné.
  • Une deuxième paralyse ses muscles.
  • Une troisième provoque un arrêt cardiaque.

Or, d'après les avocats des plaignants, si par un malheureux hasard -on sait que certaines personnes sont résistantes aux anesthésiques- la première substance n'opère pas, la deuxième peut alors provoquer une paralysie consciente terrifiante tandis que la troisième déclenche une douleur brûlante insoutenable lorsqu'elle s'écoule dans les veines. La méthode s'est répandue en 1978, jugée plus humaine, en remplacement des électrocutions, des chambres à gaz, des pendaisons ou des pelotons d'exécution.

Les juges les plus conservateurs, Clarence Thomas et Antonin Scalia, une méthode d'exécution ne viole la Constitution que si elle est délibérément conçue pour provoquer de la douleur. Le président de la Cour suprême, le juge John Roberts a expliqué il ne suffit pas qu'une méthode d'exécution puisse provoquer de la douleur, par accident ou comme conséquence inévitable du processus menant à la mort" pour la rendre inacceptable. Pourtant parmi les autres juges une certaine confusion demeure et ils n'ont ainsi pas mis un point final à la possibilité de déposer des recours. Souhaitons que cette mince suspension réflexive soit l'annonciatrice de d'autres étapes conduise un jour la cour suprême a déclaré la peine de mort anticonstitutionnelle.